Ne pas voir la même chose
J’ai lu ce texte.
J’y ai vu un amour de la vie sincère et entier mêlé à de la nostalgie. Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une scène en tête, la voici.
Une musique calme emplie de mélancolie. La caméra nous offre un plan où un homme qui nous fait face. Il est seul entouré d’un ciel bleu éclatant. Il nous fixe avec un regarde vide et un sourire triste. Sans crier gare, il se laisse tomber. Avec un temps de retard, la caméra plonge à sa poursuite. Nous nous rendons compte alors qu’il était au sommet d’une falaise si haute qu’il nous est impossible d’apercevoir le sol. La caméra le rattrape et arrive à sa hauteur. Ses yeux sont fermés, des larmes coulent le long de ses joues et un sourire tranquille se dessine sur son visage. La caméra prend de la vitesse et poursuit sa course jusqu’à se fixer au niveau du sol. Pendant quelques instants il ne se passe rien. La musique change pour devenir plus dynamique, comme synonyme d’envie. Nous apercevons bientôt un point grossir rapidement. C’est notre homme. Peu avant l’impact, son parcours décrit un angle grand. Il s’envole emportant la caméra dans son sillage, entamant avec elle un ballet. Ses yeux son grand ouverte, fixé sur l’horizon, il semble rire. La caméra s’arrêtera après un court moment, laissant notre homme s’en aller au loin.
Cette vision est différente de celle de l’auteur. Elle y voyait de la tendresse. Ce qui confirme l’adage qui veut qu’il y ait autant de texte qu’il y a de lecteur.
Le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’au moment où je me suis penché sur ce texte, il semble qu’elle ait recroisé cette personne (à moins que je n’ai rien capté – ce qui est plausible). Cela prouve bien que (rayer les mentions qui ne vous conviennent pas) 1/. le monde est petit ; 2/. moins on attend mieux c’est ; 3/. des trucs sympa arrivent aux gens sympa ; 4/. les pensées douces amènent toujours à de chouettes événements même s’il y a des mois de décalages, 5/. que je vois le monde au travers d’un prisme qui ressemble à un mix des Petits Poneys, des Bisounours, des Popples & des Teletubbies sans me droguer ce qui (pareil que plus haut rapport au rayage de mentions) a/. est flippant ; b/. m’amène à voir la vie avec plein de couleurs châto-yantes.
Fourré dans en vrac